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Macron se dit à la manoeuvre pour lutter contre la crise de l'énergie
information fournie par Reuters 25/09/2026 à 07:06
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Le président français Emmanuel Macron participe à une conférence de presse à Paris

Le président français Emmanuel Macron participe à une conférence de presse à Paris

Emmanuel Macron a tenté jeudi soir de répondre à ‌la crise de l'énergie, "due à des conditions géopolitiques", en expliquant son action à l'international et les choix du gouvernement face à des ​hausses de prix "terribles pour beaucoup de familles".

Lors d'un entretien de 40 minutes sur TF1 et France 2, le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 2017 et qui quittera l'Elysée au printemps prochain, a aussi esquissé un bilan de ses deux quinquennats, assumant ses coûteuses aides ​lors des crises mais regrettant de ne pas avoir suffisamment réformé le modèle social.

"On ne laissera pas les prix s'envoler. Le gouvernement est à la manoeuvre", a-t-il promis face ​à la flambée des prix des carburants provoquée par les perturbations ⁠de l'approvisionnement mondial en pétrole.

Il a toutefois rejeté toute idée "démagogique" d'une baisse de taxes ou d'un blocage des prix réclamés ‌par l'opposition.

Le gouvernement de Sébastien Lecornu a annoncé mardi un élargissement de l'aide aux automobilistes les plus dépendants de leur véhicule, dans le cadre d'un nouveau train de mesures destiné à amortir l'impact des hausses ​de prix, qu'Emmanuel Macron a attribuées à la ‌guerre au Moyen-Orient et, dans une moindre mesure, au conflit en Ukraine.

De retour de l'Assemblée générale ⁠des Nations unies à New York, le président a rappelé ses efforts pour tenter d'obtenir une réouverture du détroit d'Ormuz et confirmé l'envoi de moyens militaires pour protéger un site énergétique saoudien clé, Yanbou, dans un contexte d'attaques des Houthis du Yémen contre l'Arabie ⁠saoudite.

La France, présidente du G7, ‌va réunir ses partenaires pour "libérer des stocks stratégique de manière coordonnée", a-t-il aussi annoncé.

"JE NE REGRETTE PAS DU ⁠TOUT LE 'QUOI QU'IL EN COÛTE'"

A une semaine de la présentation en conseil des ministres d'un budget 2027 prévoyant 54 milliards d'économies, ‌Emmanuel Macron s'est expliqué sur le niveau de déficit public - 5,1 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025 -, notamment creusé ⁠par les aides accordées lors des crises.

"Je ne regrette pas du tout le 'quoi qu'il en ⁠coûte'", a-t-il dit sur TF1 et ‌France 2 en référence aux aides accordées face à la crise du Covid qui a démarré en 2020. "Ce que je regrette, c'est ​que les réformes que j'ai engagées pour les finances publiques ont été ‌bloquées", a-t-il dit, en référence notamment à la suspension de la réforme des retraites de 2023.

"Je regrette de ne pas avoir été assez efficace et rapide" ​pour réformer le modèle social français, a-t-il concédé.

A la question de savoir si un soulèvement social du type "Gilets jaunes" pourrait resurgir, celui qui quittera le pouvoir dans huit mois a appelé à l'unité nationale.

"On ne va pas faire un mouvement contre la guerre", ⁠a-t-il dit, une semaine après avoir réuni à l'Elysée les forces politiques et les candidats à l'élection présidentielle. "On doit rester uni. C'est important d'avoir de la solidarité entre nous, d'avoir des forces politiques qui soient les plus responsables possibles".

Interrogé sur la dissolution de 2024, à l'origine d'une grande instabilité politique, Emmanuel Macron a déclaré qu'elle avait été décidée "en conscience, après deux ans de majorité relative". "C'est la situation qu'ont choisie les Français", a-t-il fait valoir, ajoutant qu'une nouvelle dissolution d'ici la fin de son quinquennat "ne serait pas bon pour ​le pays".

(Elizabeth Pineau, édité par Jean Terzian)

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